Pourquoi dit-on « église communale » :
Parce que la commune en est la propriétaire légale depuis la loi de 1905, tout en laissant son usage religieux à l’Église (via une association).
La Capelle Mouret

Perchée au sommet d’une butte, cette église, très remaniée est dédiée à Saint-Christophe. Elle conserve de remarquables vestiges romans (XIe siècle) que sont les modillons sculptés sur la façade Sud et celui réemployé en décor sur le mur du chevet. A l’intérieur, sur la pierre au-dessus de la porte, on y remarque un motif de l’époque carolingienne inspiré de la vannerie. La cuve des fonds baptismaux en pierre est surmontée d’une fort belle armoire à deux portes (XVIIe – XVIIIe siècles) ornée de galeries et de guirlandes sculptées..
Mousset

Dédiée à Notre Dame de l’Assomption, l’édifice a été profondément remanié au XVIe siècle et par la suite, et c’est à peine si l’on devine qu’il comportait initialement une nef de cinq mètres de large et un chevet rectangulaire en léger retrait sur la nef. L’église de Mousset abrite en son sein un précieux objet mobilier, en l’occurrence une « Pietà » datée entre la fin du XVe et le début du XVIe siècles. Cette statue en bois a été retrouvée en 1998, derrière la boiserie de l’autel de Sainte Apolline, lors de travaux de restauration du monument. En outre, lors de ce chantier de rénovation, des vestiges de peintures murales, tels que des bouquets peints dans une chapelle et derrière le maître-autel, ont également été décelés en cette église.
Saint Jean le Froid

Situé sur un piton rocheux qui domine les vignes du Vallon, ce sanctuaire a été construit à l’emplacement d’un autel païen où nos ancêtres avaient coutume d’allumer des feux. Le lieu, d’où l’on jouit d’un splendide panorama à 360°, culmine à 566 mètres d’altitude, portait jadis le nom de Mont Bel. Les vestiges romans de la chapelle paraissent remonter au XIe siècle, mais elle a été en partie reconstruite vers le XVIe et au XIXe un local utilitaire et un clocher ont été édifiés dans le prolongement du chevet. Elle renferme une vierge de Pitié du début du XVIe, un retable daté de 1681 et un bas-relief du XVe siècle.
Légende des fourmis ailées : Mues par leur instinct et comme d’autres espèces animales, les fourmis ailées se retrouvent, à des époques et en des lieux bien précis. Chaque année, fin août, la colline de Saint Jean-le-Froid est un de ces lieux-là. La conjonction du lieu, des conditions atmosphériques et de la fête de la décollation de Saint Jean-Baptiste aux alentours du 29 août amène les pèlerins à observer ces nuages de fourmis qui entourent désagréablement le prêtre officiant et les fidèles des premiers rangs lorsque l’Eucharistie est célébrée à l’extérieur de la chapelle. Après l’office, un tapis de fourmis mortes recouvre la nappe d’autel. L’étonnement populaire a longtemps aimé voir, dans ce phénomène, un évènement quasi miraculeux : « la mort des fourmis, pendant la messe, au moment de l’élévation »
Sénepjac

Prieuré de Saint-Germain, jadis à la collation de l’Evêque de Rodez.
Au lendemain de la révolution, les prêtres du secteur connurent la persécution comme partout ailleurs. Cependant, la paroisse de Sénepjac a appartenu à ce groupe de paroisses de la région où une part importante de la population a refusé le concordat de 1801 qui visait à faire admettre et les prêtres nommés par les Révolutionnaires et les prêtres nommés par le Pape. Ils ont donc continué à pratiquer le culte de l’ancien régime, où seuls étaient reconnus les prêtres nommés par les évêques fidèles à l’Eglise de Rome à la Révolution. Pour s’identifier, ils se poudraient les cheveux que les hommes gardaient longs, avec de la farine d’où leur nom : les Enfarinés. A la mort de leur pasteur, l’Abbé Delhom, en 1835, certaines familles ont continué près d’un siècle après à pratiquer dans leur foyer ce culte que l’église leur refusait, connu aussi sous le nom de « petite église ».
Le Grand Mas

Les habitants du Grand Mas (jadis Foissac) furent autorisés en 1514 à construire une église annexe de celle de Vareilhes, François d’Estaing la consacra le 10 octobre 1523 en l’honneur des saints Amans et Joseph. L’église de Vareilhes ayant été détruite par les protestants, le service fut transféré à Foissac, par ordonnance de 1584.

